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Nom du blog :
infini
Description du blog :
un roman sur la vie d'un homme atteint du cancer et son arrivée dans l'au-delà
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
21.08.2007
Dernière mise à jour :
30.04.2008
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chapître 5:qu'est-ce- que le cancer?

Posté le 30.04.2008 par infini
J'avais repris confiance après le choc de l'annonce de ma maladie et c'est dans cet état d'esprit que je suis sortis de l'hôpital quelques jours plus tard.
Les premiers jours j'ai totalement oublié que j'étais malade et je prenais ça un peu comme des vacances , un repos pendant lequel je me soigne avant de reprendre une vie normale.
Il faisait beau en ce début de mai et je passais l'éssentiel de mon temps dans mon jardin jusqu'à ce que je ne tienne plus debout.
Mes proches me disaient de me ménager mais je ne me sentais pas si mal que ça et je continuais.
Vaint mon premier jour de traitement, les rayons.Je suis parti ce matin là comme si je me rendais à une partie de golf.Arrivé dans la salle on me fît répondre à un questionnaire et enfiler une blouse médicale.
On m'à fait passer sous une lampe et ça n'à duré que 10 minutes.Au retour je me dis que si toutes les séances se passaient comme celles-ci ce ne serait pas si pénible.
Mais deux jours plus tard je me rendis a ma première séance de chimiothérapie et cette fois en rentrant dans la salle j'ai eu un geste d'effroie.Cinq ou six personnes étaient assises sur des fauteuils, une perfusion dans le bras, les yeux hagards.Certains vomissaient, d'autres restaient là, absents.On m'installa près d'un monsieur pas plus vieux que moi.Celui-ci me dit:
-Bon courage mon ami.
Il était maigre à faire peur et le visage décomposé par la souffrance et la fatigue.Pendant que l'on m'installais la perfusion je me disais:
" alors c'est ça le cancer".Je pouvais enfin mettre un visage sur ce nom que l'on entend si souvent sans savoir vraiment ce que c'est.
Edith devait me rejoindre et quand elle poussa la porte je vis son regard changer.Elle s'approcha de moi lentement puis me dit:
-Comment te sens tu?
-Mal. je ne pensais pas que ça se passerais comme ça.
Nous avons passés le reste du temps en silence, sans oser se regarder.
Après la séance je devais voir le médecin.
-Alors cette première séance, monsieur?
Je ne sus quoi répondre et c'est Edith qui prit la parole.
-Mais enfin docteur, vous rendez-vous compte de tous ces gens exposant ainsi leurs souffrances a tous? n'ont t-ils pas droit a un peu d'intimité?
Le docteur Rito croisa les bras sur son bureau et répondit:
-Voilà vingt ans que je suis cancérologue et ces dix dernières années le cancer a triplé le nombre de victimes.Vous savez, chaque jour de nouveaux malades se présentent et nous n'avons pas la place pour acceuillir tout le monde dans de bonnes conditions, nous faisons le maximum.

De retour chez moi je fûs envahi de coups de téléphone de la famille mais je n'ai pas osé leur dire ce que j'avais vu.Tout c'était bien passé, point.J'ai regrétté mes paroles une heure plus tard quand les premiers vomissements arrivèrent.Jamais je n'avais été aussi malade.
Romain prit de mes nouvelles mais sans plus et il avait raison, mieux valait ne pas savoir.Alexia est venue me parler et me soigner et j'ai su a ce moment que je pouvais tout lui dire et elle tout entendre.
Je me suis endormis avec le visage de cet homme et ces paroles "bon courage mon ami".

chapitre 4: premier voyage

Posté le 11.04.2008 par infini
Je vole, je vole, je traverse un tunnel, je me sens léger.Et cette lumière au bout, elle vaut bien mille soleils, elle est éblouissante et se rapproche petit a petit, elle n'est qu'amour.
Mon allure ralentie au fur et a mesur que j'approche d'elle puis je me retrouve devant unesorte de cascade d'eau.Je ne saurais expliquer ce que c'est que cette matière dans laquelle j'aperçois mon reflet.
C'est en fait une porte qui s'ouvre devant moi.Tout d'abord, je suis un peu aveuglé par la lumière puis j'aperçois une femme qui me sourit.Je ne la connaîs pas mais elle me parle sur un ton familier.
-Bonjour Christian, bienvenue dans ta deuxième vie.Des gens s'approchent de nous, des personnes comme vous et moi.Ils sont entourés d'un rayon lumineux éclatant et un vrai bonheur m'envahit.
L'un d'eux prend la parole:
-Bonjour Christian et bienvenue dans le royaume des morts.Nous sommes là pour te poser des questios sur ta vie.Qu'à tu fait de mal, de bien? que regrettes-tu? tu dois parler en toute franchise.
De toute façon je leur fait confiance sans les connaître , je me sens tellement bien avec eux.Je leur dévoile mes pensées...


He bien je n'ai vraiment commencé a vivre que lorque j'ai rencontré ma femme.Avant j'ai fait toute sorte de choses pas toujours très bien, je cherchais un sens a ma vie, ce petit truc qui fait que vous vous dîtes que la vie vaut la peine d'être vécue.Je ne pense pas avoir fait grand mal mais je recconnaîs avoir été un peu trop " je m'en foutiste". Je n'ai rien fait pour améliorer ce qui n'allait pas chez moi, je voumais rester moi même, avec mes qualités et mes défauts.
Je n'ai pas trouvé le bonheur dans mon travail mais dans ma vie personnelle entouré de ma famille et mes amis.Aimer et vivre le moment présent, telle était ma devise.Ma plus grande fièreté, ce sont mes enfants et plus particulièrement ma fille qui m'à aider a faire face à ce qui m'arrivait.
Ils me fixent un moment puis l'un d'eux dit:
-que regrettes-tu?
Je regrette que ma femme et mon fils n'ont pas acceptés l'opignon de ma fille sur la mort, pourtant c'est elle qui a raison.Elle arrivera a vivre, continuera son chemain sereinement, tandis que Edith et Romain vont rester avec la culpabilité et le vide.J'aurais voulu leur faire accepter tout ça, le paradis, l'acceptation de la mort, tout ce qui m'à aidé a vivre mais aussi a mourrir.
L'être de lumière s'approche de moi et je suis entre peur et fascination.
-Nous avons décidé de renvoyer ton esprit sur terre afin que tu puisses aider tes proches a accepter ta mort et que tu reviennes ici sans plus le mindre regret.Nous déciderons de la fin de ta mission et te reprendrons a ce moment.
Pas le temps de dire au revoir, me revoilà projeté dans le tunnel. La route me paraît plus courte.
J'attéri malheureusement sur les genoux de madame huguette, notre voisine de quetre-vingt ans, venue bénir mon corps.Celui-ci a été ramené chez moi.
Et me voilà pris d'un fou rire alors que tout le monde pleure autour de moi.Je me sens prêt a réussir ma mission.

Me voici donc dans le salon au milieu de tous ces gens venus rien que pour moi.Certains ne sont venus que par curiosité dont mes chers collègues qui sont en train de venter mes mérites la larme a l'oeil.
< Ha quel bon camarade ce Christian, toujours a rendre service.Et le boulot qu'il faisait, formidable>.
Tout ça me dégoûte, ils sont venus avec leurs beaux costume histoire de bien jouer la comédie.Même dans mon cerceuil je suis plus beau qu'eux, au moins mon costume a moi n'est pas tâché d'hypochrisie.
Sur le coup de la colère j'envoie un coup de poing dans le vase près de moi.Jusqu'ici, quand je faisais ce genre de chose rien ne se passait mais là le vase s'est brisé sur le sol laissant tout ce petit monde stupéfait.
Edith a vu willi qui traînait dans les parages et dit:
-Ce n'est rien excusez moi, ce chien est inssuportable depuis quelques jours.
Les visages ont repris leur couleur. Vous auriez vus leurs têtes a ces pingouins, encore plus blancs que moi!
Seule une personne n'à pas parue aussi surprise que les autres, Alexia.Enfin je sais maintenant comment me montrer.Le fait est que ça a marché parce que je ressentais vraiment la colère, comme avant et celà mà permis de commençer ma mission avec succès.
Le petit tapage de revenant a fait fuir mes colègues et pendant que ma femme les raccompagne à la porte Alexia lançe d'un ton enjoué:
-Tu vois Bertrand, il est là, papa est là!
-J'ai très bien vu que willi n'y était pour rien, j'ai vu le vase voler comme si on avait frappés dedans, mais de là a dire que c'est ton père...je ne sais plus quoi penser mais laisse moi au moins réfléchir à la question.
-Enfin une bonne parole, alléluià!
Ma fille éssaie de convaincre mon ami mais le plus dur reste à venir.
Comment faire pour me montrer sans éffrayer personne?je ne peut pas toujours faire le coup du vase, celà ressemblerait plutôt à un film d'horreur.
Il est passé 19h et Bertrand s'en va lui aussi.Il règne un calme que seules les pensées d'Alexia parviennent à troubler.Je la sens qui bouillonne au fond d'elle même comme quand quelque chose la tracasse.
Une chose est sûre, elle a été mon ange si l'on peut dire ainsi et sa ténacité me sera précieuse dans les prochains jours.
Me voilà seul dans la pièce à repenser à des choses que j'avais presque réussi a oublier.Je ne souffre plus, je suis libre comme l'air et je vais bientôt me rendre au paradis.Mais après avoir traversé quel enfer?
L'homme que j'étais au début de ma maladie, confiant et combattif, a peu à peu laissé place à l'homme qui doute et ne croit plus.

chapitre 4: premier voyage

Posté le 11.04.2008 par infini
Je vole, je vole, je traverse un tunnel, je me sens léger.Et cette lumière au bout, elle vaut bien mille soleils, elle est éblouissante et se rapproche petit a petit, elle n'est qu'amour.
Mon allure ralentie au fur et a mesur que j'approche d'elle puis je me retrouve devant unesorte de cascade d'eau.Je ne saurais expliquer ce que c'est que cette matière dans laquelle j'aperçois mon reflet.
C'est en fait une porte qui s'ouvre devant moi.Tout d'abord, je suis un peu aveuglé par la lumière puis j'aperçois une femme qui me sourit.Je ne la connaîs pas mais elle me parle sur un ton familier.
-Bonjour Christian, bienvenue dans ta deuxième vie.Des gens s'approchent de nous, des personnes comme vous et moi.Ils sont entourés d'un rayon lumineux éclatant et un vrai bonheur m'envahit.
L'un d'eux prend la parole:
-Bonjour Christian et bienvenue dans le royaume des morts.Nous sommes là pour te poser des questios sur ta vie.Qu'à tu fait de mal, de bien? que regrettes-tu? tu dois parler en toute franchise.
De toute façon je leur fait confiance sans les connaître , je me sens tellement bien avec eux.Je leur dévoile mes pensées...

chapître 3 : un jour tout bascule.

Posté le 12.03.2008 par infini
Bien que j'avais quelques problèmes d'intégration dans mon travail et avec certaines personnes , j'apréçiais ma vie telle qu'elle était et prenais les évènements bons où mauvais avec phylosophie.Après tout, la vie est loin d'être rose tous les jours et je voulais vivre le plus sereinement possible quelle que soit la gravité de la situation.
Mes deux semaines passées en tant que chef des hipis m'avaient laissées un caractère de baba-cool.Je pensais avoir eu ma dose de galère pour toute ma vie mais je me suis trompé.J'étais loin d'être sauvé, très loin.

Tout à commençé un jour d'octobre, un de ses jours où il fait un temps de chien.Bref, le temps faisait la gueule.
7 h du matin, le réveille sonne, ce qui d'habitude déclenche chez moi une mauvaise humeur et un urticaire devenu chronique rien qu'à penser au boulot.Encore un jour à lécher les bottes du maire.
Sauf que ce jour là, c'est Edith qui s'est réveillée, inquiète de ne pas me trouver à ses côtés.D'habitude, j'attends la dernière minute pour me tirer du lit.
Je l'entends déscendre quatre à quatre les escaliers et me voyant allongé sur le divan, blanc comme un linge et ne sachant plus respirer, pousser un cri de désolation.
Je lui explique que je me suis levé en pleine nuit avec un mal de dos épouvantable et que depuis je suis bloqué là attendre que quelqu'in vienne à mon secours.
Il est vrai que le mal traîne depuis un bail mais jamais il n'à été aussi fort.
Ne pouvant pas lâcher les élèves au dernier moment, elle part et je me retrouve le téléphone collé à l'oreille , appellant mon médecin et ami depuis toujours.
Bertrand est l'un des seuls à m'avoir pris tel que j'étais depuis l'école primaire.Il m'à toujours soutenu et défendu auprès des autres, mais surtout, il sait que je suis loin d'être douillet et que pour l'appeller de bon matin il faut que ce soit urgent.
C'est pour celà que je le vois débarquer dans mon salon dix minutes plus tard, rentrant sans frapper comme à son habitude.
-Que ce passe t-il? me dit-il éssoufflé.
-Je crois que je suis en pleine croissance, mon dos me fait affreusement mal.
-Voyons ça...
Peu de temps après je me retrouve dans une ambulance, parti pour la journée faire des examens complets.
Au menu: prises de sang, radios, IRM, et tout le bataclan.


J'ai passé la journée a traîner dans les couloirs en fauteuil roulant, entre deux examens.Les infirmières m'avaient tellement piqué que j'avais des points rouges partout sur les bras, moi qui ai la phobie du sang.Ce Bertrand, quand je vais sortir, ça va être sa fête.
Mais je me trompais.Je n'étais pas près de sortir, comme me là annoncé le médecin le soir venu.
J'en avais encore pour au moins quatres jours pour des examens complémentaires.Quelle poisse, me voilà bloqué ici près à me faire charcuter pendant des jours.
Si il y avait un point positif c'est que je n'irais pas au boulot.Et j'avais tellement raison de les maudire, ils me critiquaient depuis le matin, ces espèces de rats d'égoûts de luxe, à dire que si je n'étais pas venu c'étais parce que j'avais encore grandis pendant la nuit et que je passais plus la porte de chez moi.
Mais Bertrand m'à encore sauvé la mise cette fois et il est parti à la mairie lui même porter mon certificat.
D'après ce qu'il m'à raconté, ils ont tirés la tronche, tous gênés des paroles qu'ils venaient de dire et insistant bien sur le fait que c'était une plaisanterie et qu'ils étaient désolés.
Bertrand voyant que ça sentait la comédie leur à proposé de passer me voir et de se cotiser pour m'offrir une bonne boîte de chocolats, afin de remonter le moral de leur collègue et ami.
Bon dieu, que j'aurais voulu voir leurs têtes! en tout cas, les chocolats, je les attends.
J'ai passé la nuit à espérer que les toubibs trouvent ce qui n'allait pas dans mon grand corps et que je reprenne mes habitudes, loin de l'hôpital.Si j'avais su ce qui m'attendais, je ne me serais pas endormi si sereinement.
Le lendemain, c'étais reparti pour une journée d'examens, ainsi que les deux jours suivants.
Entre deux, j'avais la visite de la famille, ce qui faisait passer le temps plus vite.J'ai même eu droit à cette boîte de chocolat tant attendue, apportée par les petites mains de mes chers collègues venus tous ensembles, surement pour que l'épreuve soit moins difficile pour eux.
Cette petite revanche m'avait donné du baume au coeur et c'est avec le sourire que j'acceuilli le médecin le soir.Contrairement à moi, il avait l'air grave et donnait l'impréssion de chercher ses mots.
-Monsieur Lacroix, nous avons procédés a toute une batterie d'examens, comme vous avez pu le contater et nous avons trouvés quelque chose d'anormal au niveau de la colonne vertébrale.
Long silence...
-He bien quoi, j'ai les os qui poussent, un organe en plus, quoi?
Voyant que je commençais à perdre patience il n'eu d'autre choix que d'en venir au fait.
-Vous avez effectivement quelque chose en plus ...heu une masse cancéreuse.Autrement dit, vous êtes atteind d'une tumeur, une tumeur assez grave qui va nécéssiter de commençer le traitement au plus tôt.
Sur lr coup je devais ressembler à une statue.J'étais là a fixer le médecin comme si il venait de me parler chinois.Puis je réagis:
-he bien docteur, vous allez l'enlever cette tumeur, non? vous faîtes celà assez souvent, je ne suis certainement pas votre premier cas.
Je voyais son regard changer d'expréssion, il n'avait visiblement pas envie de m'en dire plus sur le sujet mais il était obligé.
-Monsieur Lacroix heu...nous ne pouvons pas opérer, elle est trop importante et bien trop mal plaçée.Si on s'aventure sur ce térrain, vous riquez votre vie.
-Oui je risquerais ma vie mais si on ne le fait pas c'est elle qui m'aurat!vous n'avez tout de même pas l'intention de me laisser planté là en attendant que je passe l'arme à gauche?
J'ai regrétté mes paroles après coup, je m'en voulais de m'en être pris à ce pauvre type.Il éssayait de me ménager au mieux et je ne lui ai pas facilité la tâche.
Mais j'avais peur, enfin, je ne sais pas si on peut appeller ça de la peur, ce sentiment égoïste de vouloir que notre malheur tombe sur quelqu'un d'autre, de ce dire que le médecin s'est trompé de patient et que c'est le petit vieux d'à côté qui en ai atteind.J'étais complètement péttrifié et je ne savais pas quoi penser de tout ça.Je restais là a fixer le mur.
J'allais suivre un traitement de chiiothérapie et de rayons.Le médecin m'à expliqué que ce n'étais pas des traitement faciles à supporter mais qu'il fallait garder espoir.
Je crois que ce mot, espoir, ce mot que l'on dit aux mourrants pour les rassurer était le mot de trop et aussitôt qu'il eût fermé la porte je fondis en larmes sans même savoir vraiment ce qui m'arrivait ni ce qui m'attendais les prochains mois.
J'étais entre colère, frustration et incompréhension.C'est comme si je m'étais réveillé un matin dans le corps et la vie d'un autre.
Mais c'était bien de ma vie qu'il sagissait et le gars qui prenais la vie du bon côté avait disparu.

J'étais désorienté et fatigué.Edith est venue me voir, elle savait.
-On va s'en sortir ensemble, tu verras.
- Mais arrête tes conneries, on ne verra rien du tout Edith je vais mourrir, tu comprends, mourrir!
Je crois que cette fois j'avais vraiment été un con.Elle voulait me soutenir et voilà ce que j'ai réussi à faire, elle est partie en pleurant.
Je ne l'aie pas revu ce soir là, les médecins m'ont mis un calmant dans ma perfusion et je me suis endormi.Une nuit sans rêve.
-Pardonnez moi mais comment réagireriez vous à ma place?
Ce sont les mots que j'ai prononcés avant de m'endormir.
Comment font ces gens à qui on annonce chaque jour qu'ils sont malades?
Comment réagissent t-ils? que dois-je penser de tout ça, que dois-je faire et dire?
Telle était ma préocupation du moment, que faire.
Jamais je n'aurais cru que ma vie puisse basculer à ce point.On ne s'attend pas à ce qu'un jour tout à fait comme les autres on vous annonce une pareille nouvelle.On vous annonce ça avec plus ou moins de tact mais la réaction est toujours la même.Au final, qu'importe la façon dont on vous l'apprend, vous êtes malades dans tous les cas.
Le médecin m'aurait jeté mon dossier à la figure pour que je le lise seul et sans commentaires et expliquations que j'aurais préféré.Au moins je n'aurais bléssé personne et j'aurais ruminé dans mon coin jusqu'au temps que je sois calmé.
Mais le mal est fait et je sais que demain je devrais adopter une autre attitude envers les autres, mais laquelle?
Toujours cette question, comment faire? je suis le seul à pouvoir y répondre et je sais que j'y arriverai.
Je ne veux pas jouer les malades tristes, je ne veux pas que l'on es pitié de moi.Mais alors, si on part là dessus, dans les " je ne veux pas", je ne veux pas être malade tout simplement.Je ne veux pas être malade.
Je me réveillerai peut-être demain guéri, qui sait si cette formule ne marche pas?
C'est fou ce que l'on peu être naïf quand on es au pied du mur...


L'expérience n'est pas ce qui arrive à la personne, mais ce que la personne fait de ce qui lui arrive.
(anonyme).

chapître 2: un homme, une histoire.

Posté le 09.03.2008 par infini
Comme je le disais à Tom tout à l'heure je suis un pauvre employé de mairie qui passe sa journée dans un bureau.
Etant gosse je voulais être pompier et à l'adolescence, l'âge le plus con je vous l'accorde, j'ai fugué de chez mes parents deux semaines avec un groupe de hipis fumeurs de joints dont je voulais être le chef.
Vous me direz il y a mieux comme portrait mais c'est moi, au grand malheure de mes parents.
Aucune école ne voulant m'accepter vu mes notes et ma mauvaise réputation je me suis retrouvé en secrétariat où j'étais le seul garçon.Mais parents ne supportaient pas que je passe mes journées à glander alors je n'ai pas eu d'autre choix.
Deux ans de galère et nde moqueries:"la jolie petite secrétaire à son paron, manque plus que la mini et les talons et tu fais l'affaire, mon père t'embauche".Des tas de conneries dans le genre.
Ayant optenu le BEP j'ai décidé de passer les concours administratifs et à mon grand étonnement j'ai réussi.A croire que j'étais vraiment fait pur ce boulot.
Voilà comment à 20 ans je me suis fait embauché à la mairie de ma ville.Ce que j'ai délicatement oublié de vous dire c'est que j'ai bénéficié du piston de mon oncle, alis le jardinier de la ville, et de mon grand-frère, celui qui a toujours fait la fièrté de mes parents, l'adjoint au maire en personne.Tout le monde bosse pour monsieur le maire, que je ne porte pas vraiment dans mon coeur et c'est réciproque.
Celà nous donne droit a quelques avantages que je ne refuse pas et qui sont bien les seules choses que j'apprécie dans mon boulot.

Voilà donc ma pauvre vie professionnelle.du côté personnel je suis marié à Edith depuis près de 20 ans.C'est quelqu'un de doux, sensible et doté de bon sens, tout ce que je ne suis pas.
Elle est prof de français dans notre collège et les élèves ainsi que les collègues l'apprécient beaucoup.D'ailleurs, même si ils ne le disent pas, ils se demandent ce qu'elle a bien pu trouver à un mec comme moi.Leur façon de me parler comme si j'étais un abruti m'exaspère.
Je ne suis peut-être pas aussi intélligent qu'eux mais je sais quand même aligner deux phrases lors d'une conversation.
Manque de pot pour moi.J'aurais pu être beau, ce qui m'aurait sauvé la mise.Elle aurait pu craquer pour ma beauté de dieu grec mais je ressemble plutôt à un baton de sourcier plié en deux, comme dit mon fils.
Si vous me croisez, je suis repérable à 100 mètres.Je mesure 1m 90 car le bon dieu, si il y en a un, a décidé de me doter d'une grande taille.Je suppose pour ratraper l'erreur qu'il a commise du côté de mon cerveau.A cerveau petit, grand corps.Il a aussi dût piquer des ailes de ses fidèles anges pour mon poids qui n'est pas mieux.
En somme, j'aurais pu servir de modèle pour le squelette de " monsieur jack".
Tout ce que je vous raconte là sur moi ne vous donne pas envie de me connaîttre plus que ça hein?
Allez dîtes le , n'ayez pas peur, je ne suis pas quelqu'un qui se vexe pour des choses comme ça.
Mais je suis un grand bavard, qui a toujours quelque chose à dire, et je vais continuer jusqu'à ce que vous sachiez tout ce qu'il y a à savoir sur christian Lacroix.
De toute façon je suis mort, j'ai le temps.Je me trouve bien assis dans cette chambre calme loin de l'agitation qu'à déclenché mon départ.
Les cieux attendrons bien quelques heures, a moins qu'ils ne leur faille un gratte papier en urgence, auquel cas, prenons le plus con, ça suffira pour un remplaçement.
Mais pour le moment je n'entends pas de sonneries ni de cloches qui annonçent le départ du train pour le paradis alors si vous me le permettez et de toute façon vous n'avez pas le choix, je continue mon histoire.

chapître 1: au commencement

Posté le 09.03.2008 par infini
Une chambre blanche, de ce blanc immaculé que seule la souffrance ternit au fil du temps.Deux médecins discutent entre eux, les bruits dans les couloirs, tout semble normal.Seul problème, je suis mort il y a 10 minutes, à 17h50 exactement.Et je me vois là, étendu sur ce lit, les yeux clos...
Je suis suspendu au plafond comme une marionnette a son fil.J'entend le bruit de la machine, ce long cri aigù qui vous annonce la fin de votre vie.Terminus, la mort est venue me chercher.Cette faucheuse dont tout le monde parle he bien elle n'existe pas, je ne l'ai pas vu.
Je suis parti a cause de ce putain de cancer contre lequel je me battais depuis deux ans.Alors le voilà gagnant, il m'à eu, je suis mort...mort!
Si j'avais encore un corps ( car apparement il s'est fait la malle avec ma vie), je crois que je passerais par toute les couleurs.Ce n'est pas si facile d'apprendre sa propre mort et celà même si on s'y attendais.On se crois immortel en somme, on pense que ce n'est qu'un mauvais coup qui n'arrive qu'aux autres.He bien non, voici mon tour venu.Mais ne dois-je pas être dans l'autre monde?pourquoi je reste ici?
J'entends des cris dans le couloir et ma femme surgit dans la chambre, s'éffondrant sur mon pauvre corps inerte.
Elle est suivie de mes enfants, Alexia et romain, tous les deux en larmes et me prenant dans leurs bras comme si ce geste pouvait me ramener à la vie.
Je les aime tant...

Assistant a cette scène térrible je panique et je crie:
-Edith c'est moi, je suis là!
Je fais le tour de la chambre à une vitesse folle, j'essai de les toucher mais mes mains passent à travers tout, et mes cris sont inutils, ils ne m'entendent pas , ne me voient pas.
La colère s'emparre de mon esprit.Ha oui parlons en de mon esprit, c'est tout ce qu'il me reste mon esprit! je ne voulais pas les quitter et même si je m'étais fait à l'idée de mourrir, je n'ai tout de même que quarante cinq ans.
J'éssai en vain de me faire voir et entendre, je traverse les murs, les couloirs, j'ai l'impréssion d'être un oiseau qui apprend à voler.A la seule différence que moi je n'ai pas d'ailes.Ce qui m'aurait aussi étonné d'en avoir car j'étais loin d'être un ange.
Les ailes, ce n'est surement pas quelque chose que l'on trouve dans un paquet de chips en arrivant là haut, il faut les mériter et je ne suis pas le bon numéro pour ça.Si ils voulaient un ange de plus au paradis ce n'est certainement pas moi.
Mais pour le moment pas de paradis, juste les murs et les couloirs que je continue a traverser comme un dératé.
J'aurais au moins eu la chance de me réincarner en homme invisible doublé de superman.Heureusement que je ne suis pas tombé sur spiderman car je n'aurais pas apprécié de me retrouver collé au plafond tout le long de ma deuxième vie.
Dans ma course folle je suis attérri au bloc opératoire.Manquais plus que ça, moi qui ne supporte pas la vue du sang alors un bide ouvert, vous imaginez?
Normalement il caille dans ce genre d'endroit, pour tuer les microbes.Ils ne m'auront pas, je suis déjà mort.Ils auraient eu le gros lot, le plus gros microbe jamais vu, une tumeur grosse comme mon poing...enfin vous avez compris, mon ancien poing.
C'est alors que j'assiste à la scène la plus incroyable que j'ai vu, celle là même qui m'est arrivée une heure avant.
Un petit gars d'à peu près six ou sept ans qui se fait opérer sort de son corps, regarde autour de lui et me voyant s'approche de moi.
-Bonjour, comment tu t'appels? me dit-il tout souriant.
-Christian, Christian Lacroix.Mais pas le créateur de mode, moi je ne suis qu'un gratte-papier employé de mairie.Un larbin, quoi.
-Moi c'est Thomas, mais mes amis m'appellent Tom.Tu peux m'appeller comme ça si tu veux, tu es le premier ami fantôme que je croise.
-un fantôme?
-Ben oui, c'est bien ce que tu es, ne fait pas l'idiot.Je n'ai peut-être que huit ans mais je regarde " fait moi peur à la télé".
-De mon temps c'était "scoubidou" mais bon oui , je suis un fantôme.
-Alors moi aussi je le suis vu que je suis sorti de mon corps, je vais pouvoir aller rejoindte mon pépé.
-Moi je pensais plutôt aller boire un coup au bar de st Pierre avec Gainsbourg et ses potes mais on peut faire le voyage ensemble si tu veux.

Mais je n'aurais pas la chance d'avoir un compagnon d'infortune pour m'accompagner dans mon voyage intersidéral, Tom est rentré dans son corps comme si c'étais quelque chose que l'on faisais tous les jours.Il s'est juste retourné en faisant un petit geste de la main et a retrouvé son enveloppe charnelle.
J'entends les médecins dire qu'il est sauvé, que son coeur a repris ses mouvements.Le mien a été trop flémard pour faire de même mais tant mieux pour Tom, one ne dois pas mourrir à son âge...au mien non plus d'ailleurs.
En tout cas je suis calmé.J'ai dût respirer ce produit puant que l'on utilise encore dans les vieux hôpitaux.Ils ne le savent peut-être pas mais on est passés à la piquouse depuis longtemps.Le pauvre Tom va se réveiller avec la tête comme une citrouille.
Que puis-je faire maintenant? peut-être retrouver mes copains à la morgue et voir la place qu'ils m'ont réservés?
He puis non, je rentre dans une chambre innocupée, attendant un nouveau cobaye et je vais vous raconter mon histoire.Peut-être comprendrais voius mieux ce que je fais dans ce pétrain.
Commençons..

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