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Nom du blog :
infini
Description du blog :
un roman sur la vie d'un homme atteint du cancer et son arrivée dans l'au-delà
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
21.08.2007
Dernière mise à jour :
14.07.2008
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chapître 5:qu'est-ce- que le cancer?

chapître 5:qu'est-ce- que le cancer?

Posté le 30.04.2008 par infini
J'avais repris confiance après le choc de l'annonce de ma maladie et c'est dans cet état d'esprit que je suis sortis de l'hôpital quelques jours plus tard.
Les premiers jours j'ai totalement oublié que j'étais malade et je prenais ça un peu comme des vacances , un repos pendant lequel je me soigne avant de reprendre une vie normale.
Il faisait beau en ce début de mai et je passais l'éssentiel de mon temps dans mon jardin jusqu'à ce que je ne tienne plus debout.
Mes proches me disaient de me ménager mais je ne me sentais pas si mal que ça et je continuais.
Vaint mon premier jour de traitement, les rayons.Je suis parti ce matin là comme si je me rendais à une partie de golf.Arrivé dans la salle on me fît répondre à un questionnaire et enfiler une blouse médicale.
On m'à fait passer sous une lampe et ça n'à duré que 10 minutes.Au retour je me dis que si toutes les séances se passaient comme celles-ci ce ne serait pas si pénible.
Mais deux jours plus tard je me rendis a ma première séance de chimiothérapie et cette fois en rentrant dans la salle j'ai eu un geste d'effroie.Cinq ou six personnes étaient assises sur des fauteuils, une perfusion dans le bras, les yeux hagards.Certains vomissaient, d'autres restaient là, absents.On m'installa près d'un monsieur pas plus vieux que moi.Celui-ci me dit:
-Bon courage mon ami.
Il était maigre à faire peur et le visage décomposé par la souffrance et la fatigue.Pendant que l'on m'installais la perfusion je me disais:
" alors c'est ça le cancer".Je pouvais enfin mettre un visage sur ce nom que l'on entend si souvent sans savoir vraiment ce que c'est.
Edith devait me rejoindre et quand elle poussa la porte je vis son regard changer.Elle s'approcha de moi lentement puis me dit:
-Comment te sens tu?
-Mal. je ne pensais pas que ça se passerais comme ça.
Nous avons passés le reste du temps en silence, sans oser se regarder.
Après la séance je devais voir le médecin.
-Alors cette première séance, monsieur?
Je ne sus quoi répondre et c'est Edith qui prit la parole.
-Mais enfin docteur, vous rendez-vous compte de tous ces gens exposant ainsi leurs souffrances a tous? n'ont t-ils pas droit a un peu d'intimité?
Le docteur Rito croisa les bras sur son bureau et répondit:
-Voilà vingt ans que je suis cancérologue et ces dix dernières années le cancer a triplé le nombre de victimes.Vous savez, chaque jour de nouveaux malades se présentent et nous n'avons pas la place pour acceuillir tout le monde dans de bonnes conditions, nous faisons le maximum.

De retour chez moi je fûs envahi de coups de téléphone de la famille mais je n'ai pas osé leur dire ce que j'avais vu.Tout c'était bien passé, point.J'ai regrétté mes paroles une heure plus tard quand les premiers vomissements arrivèrent.Jamais je n'avais été aussi malade.
Romain prit de mes nouvelles mais sans plus et il avait raison, mieux valait ne pas savoir.Alexia est venue me parler et me soigner et j'ai su a ce moment que je pouvais tout lui dire et elle tout entendre.
Je me suis endormis avec le visage de cet homme et ces paroles "bon courage mon ami".

Les jours suivants je fûs atteind d'une fatigue extrème et le jour ou j'allais enfin mieux était le jour des rayons. La séance se passa comme la première et le médecin me dit quema peau allait commençer à brûler. Je n'avais plus envie de rien, j'appréhendais ma séance de chimio. Bertran m'à affirmé qu'il esaierai d'avoir une chambre rien que pour moi mais je lui ai répondu qu'il y avait plus urgent, des gens bien plus affaiblis.
Je pensais à mon voiin de fauteuil, si l'on peut dire. J'avais envie de connaître cet homme qui me touchait profondément et j'espèrais le voir le lendemain.

Je me suis rendu à la séance avec cette idée en tête, la seule qui puisse me forcer à aller à la torture. Il était là et me fît signe dès mon entrée. J'ai demandé à ce que l'on m'installe près de lui.
-Bonjour mon ami
-Bonjour monsieur
-Pas de monsieur, je m'appelle George. Excuse moi de ne pas pouvoir te serrer le main.
-Moi c'est Christian.
-Alors ça fait bizzare hein? on se croierai dans un centre pour cobaye.
La discussion était engagée et bien que parfois George avait du mal à articuler il me raconta son histoire et bien d'autres choses encore. Nous avions des points communs a part la maladie et je n'ai pas vu l'heure passer. Nous avions les mêmes jours de séance et nous nous sommes quittés en nous disant hironiquement " à la prochaine".
L'ambulance m'attendait dehors et je me sentait un peu mieux. Parler avec une personne qui était dans mon cas m'avat été bénéfique.La famille peut vous dire qu'elle vous comprend, ce n'est que paer gentillesse, il faut le vivre pour le comprendre vraiment.
Nous avions démarrés depuis a peine dix minutes que j'ai demandéà l'ambulancier de s'arrêter. Aussitôt dehors les vomissementsont commençés et ont repris trois fois sur le chemin.

Je füs acceuilli par mon chien willi. Alexia m'avait préparé mon lit avec une bouillotte et mes cachets sur la table. Je les pris en arrivant ils empêchaient soit-disant les vomissements.Malheureusement je n'ai fait que ça pendant deux heures et je m'endormis d'épuisement.
Je füs réveillé par les grognements de willi installé à mes côtés. Il ne me quittait plus et devenait méchant avec le reste de la famille. Il empêchait Edith de s'approcher et mes paroles l'ont rassuré. Mais le moindre geste était surveillé, son regard était partout.
J'a raconté ma séance, ma rencontre avec George et le bien que ça m'avait fait mais ma femme n'était pas de mon avis. Selon elle me lier d'amitié avec un autre malade allait me déprimer encore plus. Je ne dis rien malgrès mon désaccord, je mentirais si il le faut mais j'avais besoin de George.
Bertrand trouva que c'étais un point positif et promis de ne rien dire. Quand a Alexia elle fût emballée par cette idée. l faut dire qu'elle est de nature très sociable et aime rencontrer de nouvelles personnes.
-Tu sais papa, si tu as trouvé quelqu'un qui te comprend, tant mieux. Nous nous ne faisons qu'essayer de te comprendre mais lui pourra t'aider et te conseiller.
Ma fille avaait vraiment beacoup de qualités. Ele était du genre bizzare, toujours affublée sur des émissions qui parlent de choses paranormales. Les vampires, fantômes et autres phénomènes de ce genre la passionnaient. Mais a part ça c'était une fée.

Les deux semaines qui suivirent j'ai continué les discussions avec mon ami. Il était malade depuis un an et la chimio n'y faisait rien, la maladie évoluait. Ce fût aussi deux semaines de souffrances où je suis resté couché sans presque même plus lever le petit doigt.J'avais des brûlures sur la peau qui me faisaient l'effet de plusieurs coups de soleil.J'étais devenu qu'elqu'un d'autre et il fallait que je me fase a ce quelqu'un, cet étranger qui vivait en moi et avait prisma place dans ma famille.Je regardais parfois les gens parler et s'occuper sans rien dire, sans rien ressentir. Un autre avait prit le contrôle de mon esprit. Je me demandais souvent ceque je pouvais bien faire là a écouter les discussions des autres. Des discussions normales, banales, mais qui ne m'intéréssaient plus. Je souriais bêtement aux gens j'avais changé.Edith me disais que ce n'étais qu'une déprime passagère et que ça allait passer mais je sentais que c'étais un changement bien plus radical, une sorte de métamorphose.
Je ne pourrais plus redevenir celui d'avant même si je guérissais et personne ne le comprenait.
J'en parla a Bertrand lors de sa visite du soir:
-Bertrand, as tu remarqué que quelque chose en moi était différent? je veux dire moralement.
-Tu traverses un moment de déprime, ce qui est tout a fait normal.
Son ton était neutre, comme si il parlait a n'importe qui. Les paroles d'un médecin a son patient.
-Arrêtes, tu ments! tu sais bien que j'ai changé, c'est comme si j'avais subit une mutation corporelle avec aussi un nouvel esprit. Alors quoi? que se passe t-il?
Il eût l'air sérieux quelques secondes puis éclata derire.
-quece-que j'ai dis?
-c'est le mot mutation, on dirait que tu t'es trans formé en martien.
-c'est plutôt l'impression d'être toujours le même mais dans le corps de quelqu'un d'autre, dont l'esprit est différent. Bref, je ne saurais pas te décrire ça correctement.
-je suis désolé d'avoir rit de tout ça.
-Mais non au contraire, a part Alexia tu est le seul a se comporter normalement avec moi. Depuis que je suis malade les gens changent de comportement avec moi. ils prennent des gants et n'osent plus rire.
-Je comprends ce que tu veux dire, pratiquement tous mes patients atteints du cancer me disent la même chose. Les gens ne savent pas comment réagir face a la maladie, ils croient qu'ils doivent changer mais c'est tout le contraire.
-quand je me retrouve avec eux j'i l'impression de n'être plus qu'un malade mais plus Christian et quand je suis avec une personne qui se comporte normalement j'oublie que je suis malade, je suis moi. Enfin, je suis content de ne pas avoir été le seul a t'avoir parlé de ça.
-Tu es le seul a m'avoir parlé de mutation.
Puis il éclata de rire et moi aussi. Nous sommes restés une bonne heure a parler et j'avais retrouvé le sourire.Evidemment il s'empressa de raconter mon histoire de mutation a Alexia qui s'empressa deme surnomer "le mutan de granville".
Edith et Romain n'apprécièrent pas ce surnom et je sais, pour avoir écouté aux portes qu'ils en avaient parlés a ma fille.
Ma femme lui recommendait de me ménager, de me parler sur un autre ton et d'éviter certains sujets. Après tout, j'étais un homme malade. Si Bertrand ne leur parlait pas au plus vite la situation risquait de devenit inssupportable. Il me vaint a l'idée de discuter sur des forums internet mais dans le plus grand secret. Que celui qui n'a jamais fait ce genre de chose me jette la première pierre.
Un humain, malade ou pas ne peut pas rester sans vie sociale normale et au moins derrière mon ordinateur personne ne sait que je suis malade. Je sentais que les choses se compliquaient alors que c'était si simple de rester soi-même.


l'homme est un apprenti, la douleur est son maître et nul ne se connaît tant qu'il n'à pas souffert. ( Alfred de Musset ).



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